valparaiso

Publié le par sammy

Apres une étape mouillée a Santiago nous avons rejoint Valparaiso, a 2 heures de bus. Nous avons été accueillis par des musiciens excellents, du groupe `Pequenias Particulas´. De leur maison nous pouvions monter sur les toits de tôle de la maison du dessous et apercevoir la ville de nuit... Valparaiso fut une étape superbe, une petite ville agréable, ses quartiers aux maisons peintes, des cerros (collines) jusqu a la mer. Nous avons d abord joue dans la rue ou le retour fut comme toujours très bon, même si nous n avons pas très bien joue... Nous répétions dans l ex-carcel (l ancienne prison) qui fut transformée en centre culturel lors du transfert dans la nouvelle prison de Valpariso, il y a 5 ans seulement. Cette prison de 250 personnes en comptait en réalité 1350... Nous avons rencontre Papito, un ex-prisonnier qui fait visiter la prison et s investit beaucoup dans des projets de théâtre. Voir ce lieu lugubre, charge d histoires, d attentes, de visions a répétitions... Papito qui nous emmène dans sa cellule et nous dit qu il a été la 7 ans, avec 4 compagnons de cellule (jusqu a 10 par cellule...), dans 9 mètres carres. Et toutes les histoires qui vont avec. Une telle réalité ne peut que donner plus de forces a la création artistique, sous toutes ses formes (locaux de repet, école de rock, de cirque, terrain de bicross, expositions, festivals...), et ce au coeur de la ville, face a l ocean pacifique... Incroyable. Nous avons joue par la suite dans une école privée, genre 250 enfants bien ranges en uniformes sur un gradin dans la cour. Ca a fait un peu ouaah !! heureusement Quentin a bien pris les choses en main et rapproche tous les enfants parterre autour de nous et même si c était un peu chaud a gérer on a donne du mieux... Et les enfants qui scandaient `injusticia´ quand on s est arrêté ! Juste après on s est rendu dans un collège professionnel ou on a bien mis le feu, puis Jiben et Camillo (notre ami danseur de Tango qui nous a suivi de Buenos Aires a Santiago) ont saute tout nus dans la mer et on s est pas fait potes des pêcheurs qui n étaient pas contents, entre autre a cause des loups de mer a quelques dizaines de mètres... Mais retour dans le port la salutations de tous les autres.. Enfin nous avons joue dans un énorme ancien garage de trains ou j´ai rencontre (peut être) un des seuls végétariens du Chili, qui me dit que la thématique est très difficile ici. Ce lieu au bord de mer, ou les wagons servent de locaux de répétition et de loges, un hangar énorme, ou une toile de chapiteau de cirque vient transformer l espace en un lieu convivial, froid tout de même (c est l hiver ici, hémisphère sud..), dégage une sensation particulière. Un lieu alternatif ou l acoustique fut pour nous des plus difficiles, de par le vent qui soufflait fort, et le fait qu on soit en acoustique après 3 groupes sonorises.. On sort de scène vers 5h. La vie culturelle hors du système institutionnel se révèle très riche ici et nous ne pouvons que penser que tout ceci ne pourrait exister chez nous, excès de zèle, de normes, de responsabilité...

Comment rester vivant ?

Sam

Publié dans temoignages

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mamivero 16/09/2005 16:35

je vous suis avec émotion, pas à pas ...et attends le retour a bientôt