angelitos con ojos adultos...

Publié le par Florian


Dimanche 21 aout - Santa Fe - Argentine

Apres un reveil un peu embume et une repetition espacee, nous partons pour la Casa de la Culture Indo-Afro-Americano (sacre melange...) . Il y a trois percussionnistes qui vont nous accompagner a la prison pour El Dia Del Niños, la journee des enfants, qui est du coup une sorte de journee portes ouverts (etrange paradoxe). Il joue du Candombe, un style de musique d' Uruguay. Nous partons a l' arriere d un vieux camion chevrolet, vraiment un depaysement. c est assez difficle d exprimer les sentiments qui me traversent par la suite. Essayons une description : Une grille. Des barbeles. Nous les franchissons et on laisse nos identites au vestiaire, ainsi que notre enthousiasmes dans la case des gardes, surmontees par une sorte de chateau d' eau, mirador deguise. On croise des gens - familles - enfants. Deuxieme grille - autres barbeles - encore notre identite. nous nous faisons fouiller, 3 par 3, dans une piece close. Certains gardes ont un uniforme , d autres rien (?) - les filles nous quittent, pas rassures pour se faire fouiller a leur tour. Avancons, isoles, dehors, dans un chemins bordes de grilles. Un gardien, l' air maussade et la parole severe sinquiete de notre presence, au moment de rentrer dans une nouvelle enceinte. Et il ne faut surtout pas porter de chapeau, c est interdit !!! Des personnes, des hommes, nous souhaitent la bienvenue de facon franche.. c' est rassurant. Traversons de nombreux couloirs, gardes, arrivons dans une sorte de chappelle carrelee ( c est plus simple a nettoyer) dans laquelle nous nous deguisons et laissons a nouveau nos passeports. Suivons la marche ouverte par les percussionistes Candombe. C est un panorama d humanite incroyable que l on croise dans des couloirs inslubres, des familles, des enfants de tous les ages, de toutes les epoques dans un cimetiere d herbe a mate. tous sont confondus, quelles familles... quels coupables? Tous sont en prisons aujourd hui. Nous jouons pour le sourire des uns et les larmes des autres, unis par quatre murs et des barbeles. C est le jour des familles mais je vois des double peines - double douleurs pour ceux enfermes et ceux qui les attendent. Trop d' emotions et des clowns miteux, des gosses sales qui te voient avec des yeux naifs et les bras croises de l indifference adulte. Ca fait tres peur ... Je pleure... Angelitos                                                                                                             repartons sans rien comprendre... ne plus jamais se plaindre...
UN CERCLE SI VICIEUX

 

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